Dans le sous-sol de sa maison lyonnaise, Alain Grand a bâti un royaume dédié au jeu vidéo. À 40 ans, ce collectionneur a réuni pas moins de 15 000 jeux et 400 consoles qui racontent plusieurs décennies d’histoire vidéoludique. Un espace impressionnant qui attire les curieux du monde entier.
Ce passionné de rétro-gaming ne se contente pas d’empiler les cartouches et les machines. Sa cave est organisée comme un véritable musée du jeu vidéo, avec des rayonnages sur mesure qui accueillent des pièces rares et des éditions limitées. Une collection qui continue de s’agrandir chaque semaine.
Le sous-sol d’un collectionneur devenu un sanctuaire du jeu vidéo
Alain Grand a commencé sa collection à l’âge de 8 ans avec une Atari 2600. Depuis, il n’a jamais cessé d’accumuler les souvenirs vidéoludiques. Son sous-sol, aménagé sur près de 200 mètres carrés, abrite aujourd’hui l’une des plus belles collections privées de France. Chaque console est restaurée avec soin, chaque jeu est testé avant d’être rangé.
Les étagères métalliques supportent des centaines de boîtes colorées, soigneusement triées par ordre de sortie ou par éditeur. On y croise des trésors comme une Neo Geo AES complète, des prototypes de jeux jamais commercialisés et des éditions japonaises rarissimes. Le collectionneur connaît l’histoire de chaque pièce et peut en parler pendant des heures.
- 15 000jeux vidéode toutes les époques
- 400consolesrestaurées et testées
- 10 000heures de travailpour ranger et réparer
- 200visiteurs en un jourlors de la porte ouverte
Une caverne d’Ali Baba du gaming rétro
L’espace est si vaste qu’il faut plusieurs heures pour tout explorer. Alain estime avoir passé plus de 10 000 heures à organiser, trier et réparer ses trésors. Ce travail de fourmi a transformé sa cave en un lieu unique, où chaque recoin raconte une anecdote. Les visiteurs y découvrent des bornes d’arcade miniatures, des manettes expérimentales et des posters d’époque.
Le collectionneur a même installé un coin salon avec canapés, un vieux projecteur et des consoles branchées en permanence sur des écrans cathodiques. Tout est prêt pour une session de jeu improvisée. Cette dimension vivante fait toute la différence : le sous-sol n’est pas un simple débarras, c’est un véritable espace de partage.
Le rétro-gaming, un loisir qui fédère une communauté passionnée
Alain Grand ne garde pas ses trésors pour lui. Sa chaîne YouTube « Le Monde perdu » lui permet de partager ses découvertes avec des milliers d’abonnés. Il y présente ses dernières acquisitions, donne des conseils de restauration et teste des jeux cultes. Son expertise est reconnue dans le milieu du rétro-gaming.
Le collectionneur participe aussi à des événements locaux et nationaux. Il a récemment organisé une journée portes ouvertes dans son sous-sol qui a attiré plus de 200 passionnés. Des familles, des étudiants et des quadragénaires nostalgiques se sont retrouvés autour d’une passion commune : les jeux vidéo d’époque.
Une collection qui documente l’histoire du jeu vidéo
Derrière chaque console se cache une histoire industrielle et culturelle. Alain aime rappeler que la première console de salon, la Magnavox Odyssey, est sortie en 1972. Depuis, des centaines de machines ont vu le jour, des plus célèbres aux plus confidentielles. Sa collection permet de retracer cette évolution technique et créative.
Le passionné possède des pièces très rares, comme une Virtual Boy de Nintendo ou une Atari Jaguar. Il collectionne également les jeux dans différentes langues, ce qui rend son fonds particulièrement riche. Les chercheurs et les journalistes viennent parfois consulter ses archives pour leurs travaux.
Les coulisses d’une collection impressionnante
Constituer une telle collection demande une organisation rigoureuse. Alain achète régulièrement des lots sur des sites d’enchères, vide-greniers et chez des particuliers qui veulent se séparer de leurs vieilles consoles. Il négocie, compare les prix et vérifie l’authenticité des pièces avant chaque achat.
Le collectionneur dispose d’un atelier bien équipé dans un coin de son sous-sol. Il y répare les consoles, nettoie les cartouches et remplace les piles des jeux de sauvegarde. Cette expertise technique lui permet de restaurer des machines que d’autres auraient jetées.
Des anecdotes savoureuses sur ses trouvailles
Alain se souvient de sa plus belle affaire : une boîte scellée de Chrono Trigger sur Super Nintendo, dénichée à un prix modique dans une brocante. Il évoque aussi cette Famicom achetée au Japon lors d’un voyage, ou encore cette borne d’arcade originale de Street Fighter II sauvée de la décharge. Chaque objet a son histoire.
Ces anecdotes font partie intégrante du plaisir de la collection. Pour Alain, posséder ces jeux et ces consoles, c’est préserver des morceaux de son enfance et rendre hommage à un medium qu’il adore. Une passion communicative qui inspire de nombreux amateurs.
Un bar immersif consacré aux années 1990
Le collectionneur ne compte pas s’arrêter là. Il travaille actuellement sur un projet ambitieux : ouvrir un bar immersif consacré à la culture des années 1990. L’idée est née lors d’une soirée entre amis, autour d’une partie de Mario Kart. Le groupe a imaginé un lieu où l’on pourrait jouer, boire un verre et se replonger dans l’ambiance de l’époque.
Le bar proposera des espaces décorés comme des chambres d’adolescent des années 90, avec des posters, des tapis de souris à boule et des téléviseurs CRT. Des consoles seront en accès libre, et des tournois de jeux rétro seront organisés chaque semaine. Le projet a déjà séduit de nombreux financeurs participants.
Un projet qui prolonge la passion du collectionneur
Alain imagine ce bar comme un lieu de rencontre pour toute la communauté du rétro-gaming. Il souhaite y installer une partie de sa collection, avec des vitrines présentant les pièces les plus rares. Les visiteurs pourraient ainsi découvrir des trésors tout en partageant un moment convivial autour du jeu vidéo.
Le projet est encore en chantier, mais les premières esquisses promettent un lieu spectaculaire. Le collectionneur espère ouvrir les portes de ce bar d’ici la fin de l’année. Un bel aboutissement pour celui qui a passé vingt ans à accumuler ces merveilles dans son sous-sol.
Le rétro-gaming, une tendance qui ne cesse de grandir
En 2026, la demande pour les jeux et consoles d’occasion reste très forte. Les prix de certaines pièces atteignent des sommets, comme la cartouche de Stadium Events sur NES, vendue plus de 40 000 dollars lors d’une enchère aux États-Unis. Les collectionneurs sont de plus en plus nombreux, et les événements spécialisés se multiplient.
Alain observe cette évolution avec plaisir. Il constate que les jeunes joueurs s’intéressent de plus en plus aux classiques du jeu vidéo. Les mini-consoles, les rééditions et les compilations modernes ont permis à une nouvelle génération de découvrir des titres cultes comme Sonic, Metroid ou Final Fantasy.
Transmettre la passion du jeu vidéo aux nouvelles générations
Pour Alain, la transmission est essentielle. Il accueille régulièrement des groupes scolaires dans son sous-sol et participe à des ateliers de sensibilisation au patrimoine vidéoludique. Son objectif est simple : faire comprendre que le jeu vidéo est un élément important de notre culture contemporaine.
Sa collection impressionnante est bien plus qu’un simple amas d’objets. C’est un témoignage vivant de l’évolution d’une industrie qui a conquis le monde. Le collectionneur lyonnais incarne cette passion avec humilité et générosité, faisant de son sous-sol un lieu à la fois personnel et universel.
Alain Grand continue d’enrichir sa collection chaque semaine. De nouvelles pièces viennent régulièrement compléter cet ensemble déjà unique. Les amateurs de jeux vidéo du monde entier suivent ses aventures avec attention, impatients de découvrir les prochains trésors qui rejoindront son impressionnant sous-sol.
Ce que cache un sous-sol de collectionneur
Comment il fait pour financer tout ça ?
Rien de magique : il achète des lots sur les enchères, vide-greniers et chez des particuliers. Il négocie et revend parfois les doublons pour financer de nouvelles pièces.
Faut-il être riche pour se lancer ?
Pas forcément. Il y a des jeux à quelques euros et des consoles à moins de 50 euros. Le vrai coût, c'est le temps et la place.
Est-ce que tous les vieux jeux valent cher ?
La majorité des jeux valent entre 5 et 30 euros. Les éditions rares, comme les prototypes ou les Neo Geo AES, peuvent atteindre des sommes folles.
Ça vaut le coup de visiter un sous-sol comme ça ?
C'est une expérience unique. Vous y voyez une histoire vivante, avec des consoles branchées et des sessions de jeu improvisées.
Vous préférez quelle approche et pourquoi ?
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Journaliste des cultures numériques, Clémence relie l’histoire des consoles aux nouveaux usages du web. Elle collectionne les machines portables et documente les communautés de joueurs.
6 commentaires
Bonjour Clémence, merci pour ce reportage. Voir cette collection, c’est un peu revisiter l’histoire du jeu vidéo, depuis Pong jusqu’à aujourd’hui. Passionnant.
Merci Clémence pour cet article, ça fait plaisir de voir une telle caverne d’Ali Baba, chapeau à Alain !
Chapeau pour la restauration ! Les CRT méritent une telle mise en valeur.
Quel patrimoine ! Chaque console évoque l’histoire du gaming compétitif. Merci Clémence.
Une démarche remarquable pour le patrimoine ludique. Merci Clémence pour ce reportage sur ce sanctuaire du jeu vidéo.
Mais où range-t-il sa collection de cartouches ? J’adore cette caverne aux trésors du rétro-gaming !